Télétravail ou retour au bureau : la rentrée des Big Tech

Tout le monde se prépare pour la rentrée mais tout le monde rentrera t-il au bureau ? Dans les Big Tech, les grandes entreprises de technologies américaines, certains refusent de reprendre le travail… sur leur lieu de travail.

Chez Apple un certain nombre d’employés souhaite rester en télétravail. La direction d’Apple insiste pour les faire revenir au bureau trois jours par semaine, mais dix-mille salariés, connectés via Slack et regroupés sous l’appellation Apple Together, refusent ! Ils estiment avoir prouvé leur efficacité en télétravail pendant la pandémie puisque, argument ils, la valeur d’Apple a dans le même temps doublé à la bourse pour atteindre aujourd’hui 2600 milliards de dollars.


Chez Tesla, Elon Musk ne s’embarrasse pas de pourparlers :“si vous ne vous présentez pas sur votre lieu de travail, nous considérons que vous avez démissionné, a-t-il prévenu en juin par email aux employés. Les salariés de Tesla sont priés d’être quarente heures par semaine au bureau.

Chez Meta la maison mère de Facebook WhatsApp et Instagram, la politique est rigoureusement inverse. Les employés peuvent rester en télétravail. Les dirigeants de l’entreprise, dispersé d’un bout à l’autre du globe montrent eux-mêmes l’exemple. Enfin chez google la question fait l’objet d’une négociation entre salariés et direction. Et ceux qui obtiennent l’autorisation de rester en télétravail sont ceux qui sont en position de force : à savoir, les ingénieurs, évidemment.


L’enjeu est de taille. La question est de savoir qui a le pouvoir entre les salariés talentueux et recherchées et les directions de ces énormes entreprises. Les ingénieurs capables de créer les algorithmes de produits numériques que le monde entier s’arrache paraissent irremplaçables mais jusqu’où ? Car si un ingénieur exige le travail à distance intégral, il se retrouve vite en concurrence avec un homologue basé sur un marché où le coût du travail est moins élevé, en Inde par exemple. L’entreprise française de services informatiques Cap Gemini est très implantée en Asie.
L’hésitation des GAFA sur cette question du télétravail est-elle le signe que ces monstres décriés en Europe et aux Etats Unis marquent le pas ? Dans le Financial Times, Tony Jamous le patron d’Oyster, une plateforme américaine de ressource humaine spécialisée dans le management des salariés à distance met en cause ces grandes entreprises. “Ce sont des dinosaures, dit-il, elles ne sont plus un modèle de leadership elles ne sont plus un modèle d’organisation”


N’empêche elle doivent trouver la solution face à leurs salariés nomades. Elle vient peut être d’AirBnB, de la silicon valley elle aussi. Les salariés de la plateforme communautaire peuvent travailler d’où ils veulent dans leur pays d’origine et jusqu’à 3 mois par an dans un des 170 pays de leur choix.

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