Crise énergétique: le télétravail généralisé, une solution pour faire des économies?

Les Français doivent-ils se préparer au retour du travail à domicile cet hiver? Déjà évoquée pour la Fonction publique fin août par l’exécutif, la généralisation du télétravail pourrait s’étendre au secteur privé dans le cadre du plan de sobriété énergétique annoncé au début de l’été.

C’est en tout cas « une piste de réflexion » du groupe de travail « Sobriété avec les entreprises », a indiqué un porte-parole du ministère du Travail dans les colonnes du Parisien, ce samedi. Cette mesure permettrait en effet de réaliser des économies d’énergie en évitant d’éclairer et de chauffer les immeubles de bureaux.

Toutefois, le gouvernement écarte la possibilité d’en faire une règle générale, la même source estimant que le sujet « relève avant tout du dialogue social de proximité ». « Le télétravail pourrait être une bonne option selon les circonstances; si c’est faisable pour elles (les entreprises, ndlr) et adapté à leur activité », a ajouté l’interlocuteur du quotidien au ministère.
Comme pendant la crise sanitaire, le télétravail pourrait donc être « fortement recommandé » l’hiver prochain. Mais il pourrait être mal accueilli par les salariés, pour le moment protégés par le bouclier tarifaire, qui verront mécaniquement le montant de leurs factures d’énergie augmenter dans un contexte de crise énergétique sur fond de conflit entre la Russie et l’Ukraine.

Un surcoût qui devra bien être pris en charge. « Je doute que les gens veuillent télétravailler de chez eux sans contrepartie financière, sans augmentation des indemnisations », a ainsi estimé Jean-François Foucard, le secretaire national du syndicat de l’encadrement, la CFE-CGC. Mais le représentant des petites et moyennes entreprises, Eric Chevée, exclut que les chefs d’entreprises passent à la caisse.

Enfin, l’expérience passée de la crise sanitaire et de la généralisation du télétravail qui l’a accompagnée a aussi mis en lumière les risques que le travail à distance représente pour la santé physique et mentale des salariés. C’est donc un paramètre supplémentaire qui devra être pris en compte par l’exécutif.
Le 23 juin 2022, la Première ministre, Elisabeth Borne, et la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher avaient annoncé le lancement du plan de sobriété énergétique dans un contexte de hausse des coûts de l’énergie. Son objectif est de réduire de 10% nos consommations d’énergie d’ici 2024, et de 40% d’ici 2050.
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